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 Géographie, transposition des sciences dures ?

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homogeographicus

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Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: Géographie, transposition des sciences dures ?   Jeu 1 Juin à 12:25

Petite question d’épistémologie. La géographie est-elle indépendante ? Existe-il une science géographique quand la relativité de la physique explique le monde des hommes, ses logiques, ses interactions et ses mouvements.
Notre discipline a-t-elle encore un intérêt ?
Pour répondre à cette question, je vais m’appuyer sur la relativité. 1905, 1912, deux dates pour deux découvertes. La première pour la formule célèbre énergie = matière E = mc² (relativité restreinte) et la seconde (relativité généralisée) pour le lien entre la gravitation et la forme des espaces-temps (Guv = -8PiTuv)
Remarque d’ordre général, nul besoin de rappeler que les transpositions de la physique vers les sciences sociales ont toujours été contestées par les physiciens eux-mêmes y voyant des non sens => addition de choux et de carottes.
Partons tout d’abord de la base Newton, le modèle gravitaire F = Gmm’/d². On transpose en supposant que m et m’ sont des populations. Et que la force gravitaire F est égale au flux. Quelle est la justification d’une telle transposition ? Aucune, rien ne permet de la justifier, on fait de la géographie avec de la physique et on associe des grandeurs qui n’ont rien de communes.
Quel est l’intérêt de la relativité généralisée en geo => expliquer newton par les densités, par la présence de matière. Autrement dit, rechercher comment la structure de l’univers est affectée par la matière. La gravitation est ainsi remplacée chez Einstein par le champ gravitationnel lié à la densité. L’espace de l’inventeur de la théorie de 1912 est différent de celui de Newton, non euclidien dépendant de coordonnées curvilignes u et v. Dans les limites de Newton (autrement dit la Terre), l’espace einsteinien est quasi-euclidien. On y décèle effectivement une courbure mais cette dernière est si faible qu’elle n’est pas ou peu perçue dans les calculs. Autrement dit, la métrique géographique ainsi définie est une partie infinitésimale de la métrique de la relativité (ds² très petit). Notre espace géographique se résume à un plan. Doit-on en conclure que la Géographie est une partie infinitésimale de la physique ?

Hypothèse à débattre et à mettre en relation avec le relativisme de l’histoire : « de toute chose l’homme est la mesure ». Alors, on se trouve dans une autre logique qui se différentie fondamentalement de celle de la physique : un espace et un temps subjectif à l’individu…Une courbe oui, elle l’est mais mentale, rien de à voir avec celle de la physique qui est
1) d’ampleur trop importante pour être perçue dans les limites du monde newtonien, au niveau de la terre, le monde einsteinien est assimilable à un plan moyennant des projections terrestres.
2) uniquement objective sans aucun lien avec l’homme donc la science humaine.
J’en conclus que la géographie pourrait être un cas particulier de la physique dans cette éventualité.
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