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 La nécessaire et inaccessible voie vers le subjectivisme

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homogeographicus

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Date d'inscription : 09/09/2005

MessageSujet: La nécessaire et inaccessible voie vers le subjectivisme   Jeu 29 Déc à 11:46

Ce topic est la résultante d’une lecture sur un autre forum que je conseille ici aussi (désolé pour Miguel ou Sisyphe) : Géobazar, pus de monde mais moins de potentialité à mon avis car moins hiérarchisé et moins structuré.
Je voudrais donc rendre hommage à un certain Pecker qui se reconnaîtra (car suivant les deux forums, étudiant de maîtrise comme il l’affiche).
Un beau texte qui fait un usage massif de rhétorique certes mais dans le bon sens : faire avancer et montrer toutes les nuances de l’approche géographique.
L’homme est une machine ou un robot et j’en suis certain mais ce dernier et une machine qui mérite un certain détour dans la mesure où il a une faculté peu commune : la conscience.
La phrase de Descartes prend ici tout son sens « je pense donc je suis ». Pecker nous montre que l’identité est probablement la clé de ce monde. Il a réussi à me convaincre, c’est un fait relevant de l’humanisme pur. Si l’homme est une machine comme noue le suggère la biologie, elle est une machine pensante disposant de ses propres rationalités. Hegel avait tort et j’en été convaincu dès le départ : le « moi » est certes collectif mais DEVRAIT ETRE individuel dans l’hypothèse inverse l’homme perd son existence, sa raison de vivre, sa conscience et ne peut survivre dans ces conditions.
Si l’historien est le gardien du temps comme l’annonce Ricoeur à juste titre, le géographe est gardien de l’espace. Aussi, de sa vision et de son approche du monde dépend les structures et l’organisation du monde actuel s’il accepte de disposer de sa propre conscience théorique (autrement dit s’il propose lui aussi une version du monde qui ne serait pas celle du coût). Envisager une totale uniformité et objectivité conduit inéluctablement à la construction d’un monde de fourmis (une image actuelle purement technique en est semble-t-il une préfiguration : les automates cellulaires ou les SMA) sans conscience ni raison individuel mais collective. L’individu disparaît alors dans la masse sociétale uniformisée (cela conduit politiquement au communisme et physiquement à la compacification).
De l’autre côté, l’individualisme réactionnaire de pleine conscience pousse à la rupture et au conflit géopolitique ; L’individu est en soi un univers et ignore l’extérieur en l’assujettissant à sa perception. Il se construit un monde relativiste dans lequel il est un Dieu.
La vision plus pragmatique et certainement réaliste suppose que chaque être, doté d’une Raison (en débit de ses automatisme de cerveau n’en reste pas moins subjectif dans ses pensées mais dominé par un « soleil » ou un être supérieur (le pouvoir politique, la mairie, l’administration…).
L’important est donc de ne pas confondre relativisme avec irrationnel. L’individu en tant qu’être est toujours rationnel dans ses choix (consciemment ou inconsciemment), il ne peut donc fonctionner en aléatoire, croire en cela est une erreur de pensée, le hasard, n’étant qu’une illusion transcendantale de plus…
En fait, la complexité du monde est ce que Pecker laisse suggérer est très intéressant : l’identité territoriale, autrement dit un monde où chaque territoire, chaque lieu serait différent, donc une rupture.
Attention toutefois à ne pas aller trop vite en besogne. L’idée du noumène de la mémoire (l’identité) reste encore inaccessible dans la connaissance. Il ne peut être compris sans auparavant s’intéresser et comprendre pleinement les phénomènes donc la perception. Il s’avère que paradoxalement seul le théorique construit la conscience populaire (inconsciemment). Autrement dit, l’absence de réflexions théoriques reposant sur le kantisme en géographie conduit à un monde dominé et annexé par l’Economie, par essence globalisante niant l’individu (ce n’est pas une science humaine).
Par ailleurs, l’attaque relativiste pris dans son vrai sens (la pensée subjective de l’individu) est sans doute la vraie voie mais encore trop complexe pour son analyse théorique. Elle ne peut par conséquent rentrer dans la conscience populaire. L’homme reste alors une machine guidée par la monnaie.
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