
À mon avis, l'intervention de notre anonyme se voulait certainement une plaisanterie... À la limite du trollage même. Si j'étais un modo méchant, je couicquerais...

Mais bon, prenons la boutade au pied de la lettre.
Notre représentation "naturelle" de l'espace est plane. Nous marchons toujours d'un point A à un point B sur un espace que notre croyons plat (au sens : non courbé). Il est aussi fini. Notre ville ont un centre, nos pays aussi (

sauf qu'en France, le Centre n'est pas au centre !). À partir de quel moment peut-on ou doit-on changer de représentation ? Depuis des siècles, nous nous obstinons à écraser des peaux d'oranges en suivant la projections de bataves ou de teutons aux noms impossibles (Mollweide, Peters, Mercator, bon lui il a triché il a pris un nom latin), et les livres n'expliquent pas tout.
L'excellent chroniqueur Bruno Léandri s'était amusé, dans une de ses
chroniques du dérisoires (Fluide Glacial, republiées dans
l'encyclopédie du dérisoires, le cinquième tome paru récemment et aussi génial que les précédents - l'article cité in t.II p.210), à répertorier les points géographiques remarquables.
Or, il notait que si des cars de touristes entier se massaient au "cap Nord", prétendument point le plus au nord de l'Europe alors que ça n'est même pas vrai, tout le monde à l'air de se foutre du point 0-0, l'intersection de l'équateur et du méridien de Greenwich, quelque part au large du golfe de Guinée.
Point qui révèle d'ailleurs un autre paradoxe : nous associons toujours parallèle et méridiens. Pourtant, les seconds sont bien plus artificiels que les premiers : l'équateur est une ligne certes imaginaire, mais qui correspond à quelque chose sur le plan astronomique et météorologique. Alors que le méridien de Greewich est une pure convention. La terre a donc un vrai centre dans un sens, mais pas dans l'autre.
Mais tout cela n'est que discussions : tout le monde sait depuis Salvador Dali que le centre du monde, c'est la gare de Perpignan.