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Revue du sujet
AuteurMessage
Peachtree
Mar 3 Nov à 16:24  

Je vois qu'il y a bcp d'instituts d'urbanisme en France: Paris, Grenoble, Lyon, Lille... Y'en a t il qui sont à éviter et d'autres à privilégier?
Peachtree
Jeu 20 Aoû à 22:18  

J'avais pas vu ce topic, j'en avais créer un autre et j'arrive pas à le supprimer silent en tout cas c'est cool, il y a vraiment toutes les infos que je cherchais! Very Happy

homogeographicus a écrit:

1) Ecoles (grandes ou petites avec une pref pour l'ENPC, ENTPE et les archi)

Ces écoles ne sont pas accessibles avec un Bac ES, si? Neutral
Sisyphe
Sam 6 Juin à 12:22  

Intéressant (et triste) témoignage... À mesure que je m'éloigne de l'Université (j'enseigne depuis deux ans... J'espère y revenir, mais je fais une petite pause) je mesure (ce que je savais déjà quand j'étais étudiant) tous les hiatus et les malentendus de celle-ci.

Tous ces beaux DESS nés à l'extrême fin des années 90, quand la faculté croyait devenir moderne et rejoindre les grandes écoles. J'en pourrais dire autant de mes amis formés traducteurs et interprètes trilingues et qui ont "fini" (il y a de pires déchéances, notez bien) instituteurs.

Hiatus entre les attentes peut-être naïves (je n'insulte personne) des étudiants, et la réalité de la valeur d'un diplôme d'une petite fac de province.

Hiatus entre les grandes écoles, long produit historique, et les formations professionnalisantes de l'universités, inventées ex nihilo dans les deux dernières décennies du siècle.

Hiatus entre le monde universitaire, ses codes, sa sociologie, son fonctionnement, et le monde de l'entreprise.

Hiatus peut-être entre les pré-recrutement des diplômes et la réalité du monde travail : tu signales que les effectifs ont chutés, peut-être ont-ils aussi rejoint la réalité de la demande.

Mais hiatus aussi, pour être honnête, entre la qualité réelle de l'enseignement en lui-même (nos facultés restent des viviers d'intelligence : il n'y a pas que des mandarins crétins et bouffis dans le corps enseignant du supérieur, il y a aussi des gens formidables), la sincérité des concepteurs des DESS qui croyait vraiment offrir une chance à leurs étudiants et leur université, et le regard que le monde de l'entreprise porte sur le système universitaire.

Hiatus, donc - et je pense paraphraser tes propos - entre le système universitaire dont la raison d'être est de croire entre la valeur du savoir (X a une grande valeur parce que X a réussi le difficile diplôme Z) , et le monde de l'entreprise qui repose sur la valeur des relations individuelles (X a de la valeur parce qu'il l'a montré à Z et que W me l'a recommandé).

Nous avons été la deuxième génération. Il y a eu nos grands frères, les massacrés des années 80/90, la génération "Devaquet à CIP" ; les quatre cents débarquant dans les amphis de "psycho" et abandonnant leurs études sans diplômes, ou avec l'improbable et minable "DEUG". Nous, les 90/2000, la génération "CIP à CPE", nous avons été les sacrifiés : sortis avec le diplôme, mais sans la place sociale.

Attendons nos petits frères.
YLH-Maestro
Jeu 4 Juin à 16:08  

Globalement d'accord avec Billy26

L'université d'Orléans était très cotée à la fin des années 1990, début des années 2000. Et ça n'est pas ça qui nous a donné du travail.

Depuis, les effectifs ont chutés (division par 5 entre 1999 et 2009, chiffres obtenus par le délégué de département des premières années)

Dans les quinze premiers de ma promo, le premier est instituteur, la deuxième géomaticienne, et les autres sont en vrac, enseignants vacataires dans le secondaire (au moins trois), agents de sécurité (deux), dans la restauration (trois dont moi) et autres postes peu enviables (manutentionnaires, travail à la chaine, voire certains qui sont toujours "pions" dans le secondaire à presque 30 ans)

Le seul à avoir un vrai travail en rapport avec ses études a fait un Master de management des collectivités territoriales (je ne me rappelle plus l'intitulé exact), diplôme aujourd'hui disparu mêlant droit de l'urbanisme, gestion publique et géographie, et qui donnait vraiment accès au marché du travail, au moins dans le public.

Bien entendu, personne ne faisait la promotion de ce diplôme à l'institut de géographie, car il était géré par l'UFR DEG (Droit-Économie-Gestion).

Donc effectivement, le plus important, c'est de savoir si tu va accéder rapidement au marché du travail, que ce soit grâce à des stages, ou grâce au contenu des formations (séminaires avec des professionnels, etc...)

Pour ceux qui hésitent encore, avec le recul je ne saurai que recommander de faire une Licence Droit Public (ou Droit Administratif selon les universités), et de lire des ouvrages de géographie et urbanisme en complément, voire de faire un double cursus, pour accéder ensuite à Bac+5 professionnel ( avec de vrais stages) en Urbanisme-Aménagement.

Par ailleurs, ne pas hésiter à poser des demandes de stage ou de CDD dans les organismes publics et collectivités territoriales, dès la Licence, j'ai pu avoir un CDD en candidature spontanée en Aout Septembre, entre mon DEUG et ma Licence, dans une commune proche de la mienne.

Ceci dit, le Master TURP, très axé Gestion, me parait adapté, si tu veut faire du transport
billy26
Lun 20 Aoû à 16:39   Sujet: aménagement et urbanisme

le plus important dans le choix de l'université, c'est pas de savoir si elle est côtée ou pas, c'est de savoir si tu peux faire des stages rapidement ! pour un employeur, un jeune qui sort de la fac, ça ne l'intéresse pas s'il n'a pas d'expérience professionnelle. donc tout dépend des stages que tu vas faire.
si les stages commencent à bac +4 (exemple lyon3 pour la géographie et aménagement du territoire), tu vas bien galérer pour trouver du boulot.
tu peux me croire, j'ai fait 5 ans là-bas. j'ai pas appris grand'chose et c'est pas grace à eux que j'ai du boulot aujourd'hui !
le plus important c'est de bien cibler tes stages. mon premier stage (à bac +4) ne m'a servi à rien. j'ai fait la plante verte pendant 3 mois à n'avoir rien d'autre à faire que de lire des blagues sur internet...
par contre l'année d'après, j'ai fait un stage de 6 mois (d'ailleurs si tu peux faire durer ton stage, n'hésite pas !) dans un bureau d'études et là, j'ai appris un max de truc !
bon, pendant le stage j'ai pas fait d'urbanisme alors que je devais en faire (dans l'urbanisme on est souvent affronté à la lenteur des procédures. et comme la durée du stage est inférieure au temps d'attente de l'administration, c'est pas évident !)
du coup, j'ai laissé tomber l'urbanisme. je me suis rendu compte (un peu tard c'est vrai) que c'est que du droit et comme je n'ai pas une formation de juriste, je ne pouvais pas rivaliser sur le marché du travail.
ça parait idiot, mais assure toi que ta formation est une VRAIE formation et pas que des cours pompeux qui ne t'amènent rien de concret. la vraie question, c'est : pour mon futur travail, est-ce que ce que j'apprends, ça va me servir ? Si on te distille des cours d'histoire romaine en licence d'aménagement, il y a un souci.
aujourd'hui je suis dessinateur parce que j'ai beaucoup touché à divers logiciels utilisés de façon professionnelle lors de mes stages (et pas grace aux 20h de mapinfo par an, à la fac !)
l'université et les diplomes qui vont avec, montrent aux employeurs que tu sais lire, écrire, et raisonner. en gros, que tu peux apprendre ! les stages prouvent que tu sais faire et que t'es opérationnel.
tu es sur qu'une formation est mauvaise quand tes profs te disent qu'il n'y a que les réseaux (c'est-à-dire le piston) qui marchent. je l'ai entendu tout au long de ma dernière année d'études... le but des enseignants c'est que les étudiants réussissent par leurs savoir et pas grace aux connaissances de papa et maman.
bonne chance dans tes études ! en tout cas, tu te poses les bonnes questions et au bon moment !