Je lis ici et là des choses très interessantes sur la définition de la géographie et Miguel disait bien que la différentiation entre une géographie de type géomorphologie et une géographie humaine a encore de beaux jours devant elle au ministère. C'est bien dommage...
Pourquoi vouloir à tout prix opposer une géographie physique et une géographie humaine? Une fois de plus un non sens des énarques. Toujours vouloir tout classer dans des catégories...C'est complétement ridicule.
D'un coté, on nous vante les mérites de la transdisciplinarité et de l'autres, on nous impose des cases figées et archaiques d'un dogmatisme académique.
Plus j'avance, plus je m'aperçois que le monde qui nous entoure et non seulement complexe (mais ça, ça fait longtemps que les gens le savent) mais aussi que tout est lié. En restant uniquement sur la géographie ou l'histoire, je crois qu'on perd 99% de l'information du monde. Tenter une "très minuscule petite sortie du côté des philosophes" peut aider à comprendre que visiblement non seulement le géographe a tout faux mais que le scientifique a aussi tout faux. Autrement dit (et là je fais référence à Kant principalement), on a 2000 métros de retard sur la philosophie théorique.
1) Y a eu la révolution théorique chez les grecs (Platon)
2) Y a eu la révolution cartésienne chez les physiciens (Descartes Le monde physique est mathématique)
3) Y a eu la révolution de la pensée chez les philosophes (révolution kantienne XVIIIième) et curieusement, tout le monde a ignoré ça en science humaine, c'est affolant!!!! C'est hyper dur à lire mais qu'est ce que c'est passionnant => Les processus de pensée sont identiques quelque soit l'individu. C'est la Raison qui fait tout. En lisant Kant ou plutôt des textes critiques (plus simple), on voit une chose, comprendre la complexité passe par une chose, comprendre sa propre pensée. Comme tout les processus de pensée sont identiques chez les individus.
Pour moi, il ne fait aucun doute => LA PENSEE EST MATHEMATIQUE et plus j'avance, plus je m'en aperçois

. Tant que des gens ne tenteront pas une toute petite ridicule formalisation cartésienne de ce côté, on restera toujours dans l'illusion scientifique (les illusions transcendantales de Kant, la connaissance actuelle du monde en fait parti). :shaking2:
Pour moi, la géographie, c'est pas seulement l'espace, c'est aussi le temps (Kant parle pour ces deux élements de connaissances intuitives a priori). L'illusion transcendantale du Monde (la pseudo science monde) est toujours la résultante de ces connaissances a priori (l'esprit en a conscience sans savoir pourquoi).
Définir la géographie, plutôt que d'opposer géographie physique et géographie humaine, c'est faire un lien par une sorte de philo mathématique.
Autrement dit la géographie c'est pour moi un résultat :
G = N(Ep,Tp)
avec
L'observation et la perception sensorielle : le phénomène est égal à la somme des perceptions inhérentes à ce phénomène
Ph(Ep,Tp) = S1(Ep,Tp) + S2(Ep,Tp) ... + Sn(Ep,Tp)
Ensuite on passe dans l'imagination transcendantale (A partir de là, c'est Kant) : le plus important
Ph(Ep,Tp) = Cat(Ent)
(faculté a priori de la Raison range (classe ou subsume voc. des philosophes) le phénomène dans une catégorie de la l'entendement = des types de raisonnement).
On parle de concepts purs de l'entendement (notre esprit le sait mais n'en a pas conscience) = 12 catégories de l'entendement.
Ex : phénomène observation "je quitte Paris en m'éloignant du centre" l'imagination fait la synthése et range ça dans la catégorie "Paris admet une limite". :bom:
A partir de ces connaissances qui apparaissent maintenant à l'esprit, l'entendement produit deux types de raisonnement (les jugements de la Raison, ce qui fait dire à Kant que chaque H est un ingénieur doublé d'un juge, l'entendment obeit pour Kant à des lois).
Deux cas de figure
1) Si le prédicat (Paris) B est inclus dans le sujet A (toutes les villes) alors le jugement est simple et analytique : "toutes les villes admettent une limite" = jugement analytique ou synthétique a priori (les axiomes de la pensée).
2) Maintenant prenons un autre exemple.
Sensibilité "On quitte Paris quand on s'éloigne du centre"
Autre Résultat de l'imagination transcendantale "La distance au centre permet de mesurer le niveau d'urbanisation d'une ville"
Le prédicat n'est plus inclus en totalité dans un sujet ; il est disjoint. On ne parvient pas par l'analytique simple à construire un raisonnement : l'entendement produit alors des jugements synthétiques généraux.
Le plus connu est le jugement synthétique a postériori (une sorte de théorême). Par exemple :
N(x) = Nexp(-wx+p)/(1+exp(-wx+p))
autrement dit "le pourcentage de surface bâtie est dépendant de la distance au centre".
En résumé pour moi, la géographie
serait la discipline qui serait capable de comprendre l'objectivation des formes du sensibles, c a d comprendre peut être un peu les processus menant du monde sensible (nos sens, les phénomènes) au monde intelligible (les noumènes reposant sur les jugements) ou tout du moins philosophiquement mais SURTOUT étudier les noumènes et également l'empirie ; autrement dit :
1) Observer le sensible (ça peut être le terrain, ça peut être une lecture, ça peut être des statistiques...) pour avoir des idées
2) A partir de ça, on peut alors :
A) Produire des axiomes de formes ("toutes les villes ont une limite")
B) Produire des thèorêmes de formes (Beta = Epsilon.Gamma²)
3) Valider ces jugements par le sensible (test stat, aller sur le terrain,...).
_________________
Solutionner sans questionner n'a que pure ambition l'outil, questionner sans solutionner n'a que pure ambition l'idéalisme